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    300 économistes demandent la légalisation du cannabis

    300 économistes demandent la légalisation du cannabis

    Outre-Atlantique, plus de 300 économistes ont signé une pétition adressée au président, au Congrès, aux gouverneurs et à tout le système législatif. Cette pétition argumente qu'il serait bien plus viable de légaliser (et taxer) le cannabis comme un produit courant. Leur rapport conclut que remplacer la prohibition par la légalisation (et régulation) permettrait une économie de 7,7 milliards de dollars par an en budget fédéral (argent dépensé en pure perte dans le cadre de la prohibition) et rapporterait au minimum 2,4 milliards de dollars annuellement (si la taxe est standard). Si, de plus, on assimile le cannabis à l'alcool et au tabac, les taxes pourraient alors rapporter 6,2 milliards de dollars.

    Trois de ces économistes sont des lauréats du prix Nobel. Les recherches semblent montrer que la prohibition a peu d'avantages et pourrait même provoquer pas mal de dégâts sur l'économie et la société (il suffit de voir ce qui se passe dans les banlieues dites « chaudes » en France). De son côté, le International Institute of Strategic Studies a conclu que la guerre globale contre le trafic de stupéfiants a toujours échoué. Le commerce de stupéfiants s'est répandu en Afrique et Europe de l'Est ces dernières décennies et n'a fait que renforcer ses positions en Asie et en Amérique pendant ce même temps ; bilan calamiteux.

    Cette étude affirme qu'il faudrait que l'on arrive à bloquer 70 % de toutes les expéditions de drogue pour que le commerce en souffre vraiment et meure. Actuellement, on est plus proche de 10 %... Ne pavoisez donc pas quand on dit que l'on a capturé tant de tonnes de drogues ; l'essentiel a réussi à être écoulé ailleurs.

    Le rapport évoque les alternatives suivantes. Soit l'on passe à la dépénalisation de la possession de drogues (le cas du Portugal depuis une décennie ; cet exemple montre que cela fonctionne, même si la dépénalisation ne signifie pas capitulation et déresponsabilisation). L'autre possibilité est que l'on passe à un système de licence afin de contrôler ce marché. C'est ce que l'on avait fait à Londres pour le Gin au dix-huitième siècle.

    Passer à un système de licence permettrait de travailler comme pour le tabac (et on sait que cela fonctionne). Les taxes, les campagnes médiatiques et la législation sociale feraient le reste pour couper l'herbe sous le pied de toute la chaîne.

    Ce débat est vieux comme les psychotropes. N'hésitez pas à donner votre opinion.

    Source : http://www.sur-la-toile.com/

    On en parle sur le forum.



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