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    Ayrault prend ses distances avec Duflot

    Interpellé mardi par la presse dans les couloirs du Sénat sur la dépénalisation du cannabis prônée par Cécile Duflot, le chef du gouvernement a pris ses distances avec sa ministre en affirmant que "le gouvernement n'a(vait) rien dit".

    "Le gouvernement n'a rien dit sur ce sujet", a clos Jean-Marc Ayrault mardi à la mi-journée. Le chef du gouvernement était interrogé dans les couloirs du Sénat sur la dépénalisation du cannabis prônée par sa ministre du Logement. Un peu plus tôt, Cécile Duflot avait souligné sa position, opposée à celle du gouvernement et notamment de son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. "Je sais que ce n'est pas la position du gouvernement mais là, je suis la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts et je dis quelle est notre position", a-t-elle souligné. "L'objectif est double : il est de faire baisser le trafic, de supprimer le trafic et la violence notamment, et d'avoir une politique de santé publique", a relevé la secrétaire nationale d'EELV sur RMC et BFMTV. "Il faut considérer que le cannabis, c'est comme l'alcool et le tabac, même régime: une politique de santé publique et de prévention, notamment vis à vis des plus jeunes".

    Selon elle, la position d'EELV "est très pragmatique, elle est très posée, elle est très responsable". "Ce n'est pas du tout une position d'incitation, c'est une position qui vise justement à supprimer ce trafic et à considérer aussi qu'en France, les jeunes fument davantage de cannabis qu'au Pays-Bas par exemple parce qu'on ne peut pas avoir de politique de prévention."

    L'UMP s'en empare

    L'UMP n'a pas tardé à réagir. Bruno Beschizza, Secrétaire National de l'UMP, a dénoncé dès la mi-journée une "cacophonie" au gouvernement Ayrault, "exigeant du Premier Ministre une clarification (...) pour mettre fin à ces ambiguïtés".

    Lors du premier débat des primaires socialistes mi-septembre, Manuel Valls s'était dit "fermement opposé, au nom même des valeurs de gauche (...), à toute concession" dans la lutte contre le cannabis. Durant la campagne, François Hollande avait expliqué qu'il ne "reprendrait pas" la proposition de son conseiller sécurité François Rebsamen visant à ne plus faire de la consommation de cannabis un délit mais de la punir d'une contravention. Le futur président avait expliqué ne pas vouloir "donner le moindre signal de renoncement à une dissuasion par rapport à cette consommation de cannabis".

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