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Le Manuel de poche du Cultivateur Débutant

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Le Manuel de poche du Cultivateur Débutant

SOL, NOURRITURE ET ENVIRONNEMENT:

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PRINCIPES GÉNÉRAUX DU SOL:

Le sol utilisé doit être autant que possible de qualité uniforme. L'importance de ce fait se révèle lorsque vous commencez à modifier certaines caractéristiques de votre plantation, particulièrement dans la plantation intérieure, et espérez un résultat logique. Un sol de qualité non uniforme peut mettre en danger même les efforts expérimentaux les plus sophistiqués. Pour le travail intérieur, les sols utilisés devraient être consciencieusement mélangés et pour le travail extérieur vous devriez planter aux endroits ou le sol est déposé uniformément en profondeur et provenant d'une source commune.

L'uniformité du sol est aussi désirable si vous envisagez de le réutiliser. Le Cannabis consomme une grande quantité de nourriture dans n'importe quel sol, et quand vous fertilisez à nouveau, vous voulez être certains de ne point brûler vos plants ni de les affaiblir à cause d'un niveau insuffisant de nourriture pour débuter la plantation. Nous avons calculé que le Cannabis absorbe l'équivalent de 1500 kilos de fertilisant pour chaque 100 kilos de fibres obtenues de plants matures. La quantité de fibres obtenue est d'environ 6.5% du poids du plant mature, c'est-à-dire que le Cannabis absorbe environ un kilo de nourriture par kilo de masse végétale. Ceci donne une idée de l'importance d'une nutrition adéquate.

Dans un plant mature, les proportions des parties du plant baissent de la façon suivante:

Perte au séchage +/- 30%

Feuilles, racines et têtes +/- 25%

Matériel non essentiel de la tige +/- 15%

Branches +/- 15%

Graines et divers +/- 10%

Fibres +/- 5%

Ce qui signifie qu'on peut espérer obtenir en fleurs et feuilles de dix à vingt pour-cent du poids d'une récolte.

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TYPES DE SOLS EXTÉRIEURS:

Les sols extérieurs aptes à la croissance d'un grass* de bonne qualité devraient être composés d'une terre riche, mélangée avec du sable fin et de faible teneur en argile. Les sols tirant leur origine des roches sédimentaires sont généralement considérés comme le meilleur choix pour la stabilité et la nutrition.

Ceci ne veut pas dire que les personnes vivant dans une région où le sol est sableux ou pauvre en nourriture doivent être bouleversées parce qu'avec une information et une préparation adéquate, le Cannabis s'adaptera à presque tout sol. Le véritable facteur déterminant est la densité du sol reliée au contenu en argile. De tels sols résisteront à la formation du système de fines racines latérales par lesquelles le Cannabis absorbe sa nourriture organique disponible. Pis encore, ils avantageront la formation de flaques d'eau autour des racines du plant, ce que le Cannabis ne peut tolérer.

Un simple test vous donnera une idée de la quantité d'argile présente. Le sol doit être riche et s'effriter facilement. Quelques poignées choisies au hasard dans le champ devraient donner au cultivateur une bonne idée de la compacité du sol. Le sol devrait se baller, quand pressé dans les mains, mais doit s'émietter facilement en fines particules. La terre devenant trop facilement compacte et ne s'effritant pas sous une légère pression (appliquée en pressant légèrement sur la balle de terre) est trop humide, et elle contient trop d'argile, ou souffre d'autres problèmes rendant improbables une plantation fructueuse.

La terre riche décrite plus haut doit être suffisamment lâche, pour permettre le développement d'un système de racines de deux pieds de profondeur. Un bon approvisionnement d'humus est d'un grand secours parce que, non seulement il fournit la nourriture, mais il aide aussi à retenir et à rejeter l'humidité. Même si le Cannabis requiert une quantité d'eau considérable comparé aux autres plants, il ne peut tolérer de poches d'eau autour du système de racines. Pour les sols extérieurs, la nappe d'eau devrait se situer entre trois et six pieds sous la surface.

Si vous êtes forcés de semer vos plants dans un sol pauvre à cause d'un manque d'alternatives, vous pouvez les aider à être en santé et heureux en employant un fertilisant organique au moins une semaine avant la plantation.

Une autre alternative est de rechercher un champ où pousse du trèfle, des fèves ou toute autre plante dégageant de l'azote; et si un tel champ est disponible, vous pouvez labourer une telle végétation plusieurs mois avant de planter votre Cannabis.

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SOLS INTÉRIEURS:

Le planteur intérieur peut bénéficier d'une plus grande facilité à régler la qualité du sol, et il n'y a aucune raison nutritive faisant obstacle à la croissance d'un Cannabis de qualité supérieure.

Le cultivateur intérieur a deux choix: il peut repérer et transférer la terre riche, ou peut acheter la terre commerciale. Cette dernière n'est pas dispendieuse et est efficace si un certain nombre de procédés sont suivis.

La terre commerciale pour la culture du Cannabis devrait (1) être neutre ou légèrement alcaline; (2) avoir un contenu substantiel en humus - environ 15% fera l'affaire. Si vous le "d'esirez, vous pouvez acheter de la terre peu organique, puis y rajouter humus et nourriture; (3) contenir au moins 15% de sable fin; et (4) être stérilisée par la chaleur au lieu de chimiquement.

Un des mythes les plus répandus au sujet du Cannabis est que les sols durs permettent la production de la résine et que les sols riches diminuent la production de la résine. L'analyse mensongère de ce mythe semble être que le plant tente de se protéger d'un environnement dur en rejetant sa résine. En réalité, la qualité du sol n'a rien à voir ou presque avec la production de la résine. Les facteurs réglant la production de la résine sont discutés à travers ce livre. Un sol pauvre diminuera la bonne santé et la vitalité du plant et le résultat sera douteux à maturité.

Les sols intérieurs doivent retenir l'humidité mais ne pas favoriser la formation de flaques d'eau. Pour vérifier cette qualité, percez un petit trou de quelques pouces de profondeur dans le sol fraîchement arrosé. Si après quelques minutes, l'eau apparait à la base du trou, le sol est probablement trop compact (si vous n'avez pas été trop généreux à l'arrosage). Une pinte par pied cube ne devrait pas former de flaques d'eau dans le trou. La même terre effritable est requise pour les sols intérieurs comme pour à l'extérieur et le même test fera l'affaire. Sachant que presque tous les cultivateurs intérieurs placeront la terre dans des boîtes, révisons quelques principes généraux de la profondeur du sol, de sa densité et de son arrosage, qui tiennent ici comme pour les sols extérieurs.

La profondeur du sol doit être d'au moins 12 pouces, le plus profond possible serait meilleur. Chaque plant doit avoir au moins 15 pouces de distance le séparant de son voisin, des bords du contenant ou d'un autre système de racines. Le contenant devra être pourvu d'un drainage adéquat, autrement le sol deviendra (1) fortement salin et (2) détrempé. De telles conditions sont fatales pour le Cannabis.

Les sols intérieurs deviendront rapidement plus salins si la potasse chimique et des fertilisants à l'azote sont utilisés mais augmenteront éventuellement en acidité quelque soit le fertilisant utilisé, ou même si on n'emploie pas de fertilisants du tout. Pour cette raison, il est préférable de changer la terre chaque fois que vous partirez de nouveaux plants. Quand ce n'est pas possible, la terre doit être complètement bêchée après que les premiers quelques pouces de la surface aient été grattés et jetés. Ceci est très important afin de débarrasser le terrain des sels chauds qui ont pu se former ou être déposés.

Dans les régions où une eau fortement minérale est utilisée pour l'irrigation des plants, une opération est essentielle. Le sol doit être asséché complètement et l'irradiation à ultraviolet peut aider à détruire les micro-organismes existants. De nouvelles bactéries seront réintroduites par les fertilisations successives. Cette terre sèche doit maintenant être complètement mélangée et assujettie aux mêmes tests que la terre originale pour la densité, l'humidité retenue et la facilité à s'effriter. Il peut être nécessaire d'ajouter de l'humus une fois encore.

Lorsqu'on ajoute des fertilisants à un sol intérieur, ils doivent être ajoutés à toute la terre en même temps et doivent être complètement mélangés au sol. Le mélange doit reposer au moins une semaine avant d'être utilisé. Ceci est vrai autant pour les fertilisants chimiques qu'organiques afin que les composants nutritifs soient uniformément répartis; vous risquez de brûler vos plants en ne laissant pas le processus de décomposition opérer une semaine. Les fertilisants organiques ne doivent être ajoutés au sol qu'avant la plantation. Ils ne devraient jamais être employés, même en petites quantités, une fois que les plants croissent. Par contre, les fertilisants chimiques, tel l'azote soluble, peuvent être ajoutés en petites quantités durant la période de croissance sans effets nuisibles.

L'un des agents les plus bénéfiques dans la plantation intérieure dont on peut se servir est le commun vers de terre. Les sols intérieurs se contractent sévèrement avec l'arrosage répété. L'introduction de quelques vers de terre dans le sol préparé aidera grandement au développement des racines et à la bonne nutrition des plants, tout en augmentant appréciablement la végétation. Les vers sont de bons indices parce qu'ils réagissent négativement, comme le plant, à certaines choses (trop d'eau, trop grande quantité de fertilisants chimiques, sol trop compact, etc.). Si les vers profitent dans votre sol, les chances sont bonnes pour que les plants en fassent autant.

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L'ENVIRONNEMENT EXTÉRIEUR:

Certains terrains doivent être évités à moins qu'il n'y ait pas d'autre alternative. Les sols contenant une concentration de sel devront être écartés. Si le Cannabis est planté dans un tel sol, il poussera (s'il pousse) en restant très petit, avec un taux élevé en cellulose, très pauvre en feuilles, avec un contenu moindre de sucre et d'amidon, et ne produira qu'un faible pourcentage de résine.

Les sols étant dans le courant du vent ou en aval d'un champ de tabac ou de tomates devraient être évités. Ces plantes abritent des moisissures et des parasites qui sont très destructifs pour le Cannabis.

Les terrains avec un drainage insuffisant ou les régions qui se détrempent, ne serait-ce que pour une courte période, sont également mauvais. Vous devriez prendre soin de choisir un terrain recevant au moins huit heures de soleil par jour et n'étant pas exposé aux situations de grande humidité (comme le brouillard) en association avec des températures au-dessous de 12°C.

Le sol ne doit pas être trop tassé pour supporter la pénétration des racines croissantes, pas trop lâche afin de fournir une base solide pour les plants lors de grands vents. Vous devriez regarder quel genre de végétation pousse naturellement dans la région. Il n'est pas nécessaire de s'inquiéter de la hauteur de la végétation, car le Cannabis la dépassera rapidement. La chose à considérer est sa santé générale. S'il apparaît pauvrement nourri et s'il semble que ceci est du à un sol lessivé, alors vous voudrez probablement chercher ailleurs un terrain plus propice. Beaucoup de sentiers d'animaux à travers le terrain peut signifier que les jeunes pousses seront placées en danger inutilement. Vous voudrez aussi vérifier la profondeur de la première couche du sol. Si l'herbe ne semble pas pénétrer plus de quelques pouces dans la terre, le sol ne supportera pas très bien vos plants.

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L'ENVIRONNEMENT INTÉRIEUR:

Il est dommage de constater combien de bons plants furent ruinés par un manque d'attention à l'environnement intérieur.

Dans le processus photosynthétique, il y a un facteur critique qui consiste en la capacité du plant à se débarrasser des poisons se formant au cours des changements organiques qu'il traverse. Ces processus dépendent d'une circulation régulière de l'eau: du sol, à travers les cellules des racines, le long de la tige, à travers les tissus des feuilles et par évaporation dans l'air. La vitesse d'échappement des molécules de vapeur d'eau par les stomates est très lente; celle-ci tente de rester autour de la surface de la feuille empêchant une nouvelle décharge, jusqu'à ce qu'elle soit emportée par le vent.

Ces petits hémisphères de vapeur d'eau forment une enveloppe mortelle qui peut faire suffoquer le Cannabis, lequel demande un grand volume d'eau traversant ses tissus très rapidement. Le cultivateur intérieur devrait prendre un grand soin à fournir une aération non saturée et une évacuation adéquate de l'air saturé. La fumée de cigarette est un autre facteur pouvant causer la mort et la destruction de vos plants d'intérieur. Si les fumeurs utilisent le même air que les plants doivent respirer, vous devez tenter de filtrer l'air de quelque façon que ce soit, sinon vous risquez la vie du plant pendant les trois premières semaines, ou leur santé plus tard.

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LE CANNABIS:

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VUE GENERALE DU PLANT:

Le Cannabis Sativa est une plante qui pousse bien sous des conditions environnantes extrêmes. Il est probablement natif de l'Asie Centrale et à été l'objet d'un intense intérêt durant plusieurs milliers d'années de l'histoire de l'homme. C'est un plant multi-usages qui donne une fibre utile et versatile provenant de la tige, une huile pénétrante, aromatique et nourrissante provenant du fruit et une excitante résine provenant des feuilles.

Une des principales raisons pour laquelle le Cannabis occupe une niche distinctive dans le royaume des plants est due à son caractère sexuel inusité et presque unique. Le Cannabis est dioïque*, c'est-à-dire que les organes mâles et femelles sont normalement manifestés sur des plants séparés. Chaque sexe démontre une multitude de comportements et de variations végétales à travers une grande quantité de conditions environnantes.

La proportion normale des sexes est approximativement d'un mâle pour une femelle (1:1), mais sous des conditions anormales, le pourcentage peut monter aussi haut que neuf femelles pour un mâle (9.5:1 femelle). Et encore, quand l'environnement devient réellement menaçant le Cannabis peut changer son sexe en une prédominance bisexuelle ou en un état hermaphrodite. Tous ces changements peuvent être considérés comme une ressource du plant pour manifester une tentative de survie sous des conditions normale. Il serait utile de retenir cette image quand vous voudrez manipuler l'état sexuel de vos plants, parce que vous interviendrez dans quelques puissantes forces de la vie et qu'une telle activité devrait être entreprise seulement avec sympathie et compréhension.

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LE CANNABIS FEMELLE:

Les femelles survivent aux mâles de trois à cinq semaines, et ceci reflète d'une part leur meilleure santé et leur meilleure vigueur durant la vie, et d'autre part cela est relié à leur cycle de vie plus compliqué que celui des mâles.

La fleur femelle n'est pas aussi complexe que la fleur mâle, mais elle se développe à travers une plus grande variété de changements et est le noyau du processus de reproduction du Cannabis. La fleur femelle ressemble même moins à une fleur conventionnelle que les fleurs mâles. La structure de la fleur femelle est très simple, consistant en un pistil duveteux entouré de feuilles spéciales aux bords enveloppants formant une petite cosse en forme de coupe ouverte et pointée au sommet ou l'extrémité du pistil, et ses deux branches stylaires, récoltent la poudre vitale. Ce pistil est l'ovaire du Cannabis femelle, et il ressemble à un œuf de termite, ovale et légèrement aplati, quand vous pelez vers l'arrière quelques feuilles protectrices et que vous y jetez un coup d'œil.

La cosse contenant le pistil n'ouvre pas au temps de la floraison, aussi il est bien difficile de suivre le processus de développement de vos plants sans les exposer à un traumatisme. Ces fleurs sont en étroite relation avec les grappes de feuilles et ne surviennent jamais d'elles-mêmes. Bien que les fleurs femelles poussent à l'origine par paires, une des fleurs avortera normalement à la fertilisation, ce qui est un autre exemple du merveilleux système de la nature pour assister à la survie complète. Les fleurs survivantes sont grappées plus ou moins serré et ces groupes de fleurs-feuilles atteignent souvent une taille impressionnante, particulièrement près de la tête des femelles matures.

Les plants femelles produisent une grande quantité de chlorophylle et semblent être meilleurs producteurs d'auxines si nécessaires à la vitalité et au feuillage de la plupart des plants. Les fluides du tissu* des femelles peuvent être ou neutres ou légèrement alcalins, et c'est en partie la raison de la différence dans la puissance de la drogue qui est communément prise pour être la caractéristique du Cannabis mâle et femelle. Il a été établi d'ailleurs que dans le Cannabis, la puissance n'est qu'en partie déterminée par le sexe. Ainsi, l'attribution de différents degrés de puissance à la différence sexuelle seule est nettement fausse. Il apparaît également que le plant femelle non modifié est celui qui est le plus effectif utilisé comme marijuana. Les autres choses étant rarement, sinon jamais égales, il apparaît que même les plants ayant des caractéristiques sexuelles modifiées sont associés avec leur identité sexuelle originelle. Il suffit de dire que si un plant naît mâle, même si ensuite il est changé en femelle, il n'atteindra jamais le feuillage ou la vigueur d'une vraie femelle. Il en va de même pour l'inverse, naturellement.

En grande partie grâce à leur plus grosse masse de feuilles, mais également à leur prise d'eau plus vigoureuse, les plants femelles dépasseront les mâles au poids de 2:1 à maturité. Ils auront généralement plus de feuilles par grappe et plus de grappes de feuilles qu'un mâle, et profitera beaucoup plus des éléments nutritifs du sol.

Les mâles croissant toujours vers la maturité et se préparant à relâcher le pollen, les femelles arrivent dans leur période fertile et les fleurs développent des changements intérieurs les préparant à nourrir l'acte reproducteur. Les cosses s'étendent séparément afin que le pistil avec ses branches stylaires puisse faire saillie. Les grappes de feuilles montrent un affaiblissement marqué afin de ne pas nuire à la circulation du pollen amené par la brise. La quantité d'eau absorbée qui s'était élevée pour ensuite décliner légèrement, augmente de nouveau. L'énergie solaire ou lumineuse devient critique. La variation de température peut avoir des effets négatifs sur les organes sexuels exposés. Les besoins nutritifs subissent une altération, avec les sels de calcium et de potassium constituant l'équivalent de la crème glacée et des marinades. Le plant femelle se prépare à jouer son rôle. Après que ce point soit atteint, entre la dixième et la douzième semaine et sous des conditions normales, il n'y a plus de retour en arrière possible. Toute tentative pour essayer de modifier le sexe après ce point va à l'encontre du fil naturel et faillira ou résultera en des rejetons si infirmes qu'elle sera l'équivalent d'une faillite.

Suivant l'acte de pollinisation, une fleur femelle de chaque paire échouera. Le membre survivant est des lors libre de retirer les fluides nutritifs pour son énergie, et les graines commencent à se développer.

Si une bonne graine est désirée du plant femelle, on doit la laisser au moins deux semaines sans toucher le plant après la floraison, autrement elle ne sera pas mature. Même si elle germe, elle ne formera qu'un plant faible. Laisser la femelle dans le sol après la floraison tend à diminuer la puissance en drogue du plant, car son énergie s'emploie à produire des graines viables. Par conséquent, déterminer le moment de la récolte devient crucial. Pour un maximum de puissance, le plant femelle doit être récolté avant que son pied commence à pâlir et à perdre sa texture cirée; pour un maximum de graines viables, il devrait être laissé en terre jusqu'à ce que les feuilles soient tombées et que les graines se secouent dans leur cosse. La récolte des graines serait propice dans les dix jours suivant la floraison femelle (sous des conditions normales). Bien sûr, le besoin de graines de chaque cultivateur variera, et plusieurs des possibilités qui seront suggérées pour modifier le plant croissant pourront déjà avoir ruiné la génération suivante. Donc, plusieurs facteurs doivent être considérés.

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LE CANNABIS MÂLE:

Le svelte plant mâle, bien que moins puissant et un peu moins désirable que le plant femelle, possède plusieurs caractéristiques pouvant être d'un grand intérêt. Les fleurs mâles se développent en petites poches comme des scrota* qui sont attachées près des fourches des branches et en bas près de la tige du plant. Ces fleurs sont très rarement associées avec les grappes de feuilles; mais quand elles le sont, elles apparaissent en groupe de trois, faisant contraste avec leur état normal solitaire. Les fleurs mâles n'ont pas de pétales, quoique les sépales servant d'enveloppe sont souvent prises pour des pétales. Il y a cinq de ces sépales enveloppant les lobes, et ils sont normalement jaune-vert, occasionnellement avec une teinte rouge. Après que les fleurs se soient ouvertes, cinq petites étamines éclosent à part et pendent; elles sont nommées anthères.

Ce sont les anthères qui sont responsables de la distribution du pollen quand le temps de la fertilisation arrive; aussi, il est facile de déceler le moment divin en notant si oui ou non les anthères sont gonflées et impatientes. Vous pourrez le constater quand les anthères deviendront pleinement étendues. Leur surface commencera à montrer de petits grains de pollen blanc environ 12 heures avant la dispersion du pollen. Un autre signe est que le menu duvet sous les feuilles commencera à enfler à sa base, du à une accumulation de cristaux d'oxalate de calcium.

Les mâles produisent moins de chlorophylle que les femelles, ainsi ils peuvent prospérer avec une lumière moins intense. En accord avec la course pour la survie du Cannabis, nous verrons plus tard qu'une des conséquences de la coupe des niveaux d'énergie ou de la photopériode de vos plants sera une augmentation du nombre des plants mâles. Les mâles produisent aussi un niveau plus bas d'auxines dans les fluides du tissu. L'auxine est généralement prise pour être un stimulateur de la croissance du plant, vitale pour la vigueur et l'abondance du feuillage. Associé aux fluides du tissu mâle, on découvre un facteur ph (acidité-alcalinité) légèrement acide. Cette distinction contribue également à la capacité générale de survie du plant, et les fluides du tissu du plant peuvent s'adapter à l'acidité. Le Cannabis femelle est par contraste légèrement alcalin dans les fluides du tissu.

Quelques auteurs prétendent que le plant mâle serait moins utile aux fins de drogue. Il est substantiellement vrai que les mâles ont moins de puissance que les femelles, mais ce n'est pas la raison pour laquelle ils sont arrachés et détruits par les cultivateurs professionnels. Ils sont arrachés parce que si on laisse le mâle se rendre à maturité et féconder la femelle, elle perdra considérablement de sa puissance, beaucoup de son énergie étant alors détournée pour nourrir la graine fertilisée. Ce qui peut être gagné au temps de la récolte en gardant les mâles, sera perdu en potentiel par unité des femelles. Donc, il survient une situation ou vous aurez le choix de plusieurs options: obtenir une récolte de plants mâles et femelles avec un potentiel moins élevé par unité pour l'ensemble de la récolte, ou obtenir une moins grosse récolte (en détruisant les mâles et en gardant seulement les plants femelles) avec un niveau de puissance plus élevé par plant. C'est à chaque cultivateur de prendre la décision.

Le plant mâle fleurit d'une façon uniforme et c'est vraiment un processus symphonique. La première fleur apparaîtra avant l'aube et sera située environ aux deux tiers de la hauteur du plant, nichée contre la tige. A mesure que le soleil se lève, la floraison commence à rayonner de cette fleur initiale, progressant avec un taux d'accroissement contrôlé dans toutes les directions, jusqu'à ce que les fleurs les plus rapprochées de la périphérie et de la touffe à peu près la plus haute du plant soient atteintes. Entre la septième et la douzième heure, les fleurs finales apparaîtront et le processus s'arrêtera avec toutes les fleurs ouvertes et prêtes. Au premier souffle de vent s'éparpiller à travers le champ ou les femelles attendent avec leurs pistils battant contre l'extrémité de leurs cosses pour nouer avec la poussière vitale. C'est un acte d'énergie créatrice qui épuise la vie du mâle à ce moment précis.

Tôt après la libération du pollen, les plants mâles commencent à perdre leur couleur verte et leur texture cirée. C'est près de leur base que les premiers signes de mort surviennent, mais bientôt ils perdront leur lustre complètement pour devenir en entier d'une teinte vert-blanc. Les feuilles du bas se ratatineront, le plant aura un bruissement sec et relâchera ses dernières bouffées de pollen, s'il est secoué par le vent ou par des créatures passantes.

Le cycle de vie du mâle sera donc complet dans la douzième semaine de son existence.

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LES GRAINES:

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Lorsque vous considérez le temps et l'énergie consacrés à la préparation de la culture, que ce soit sur une grande échelle ou non, il serait insensé de ne pas faire attention à la sélection des graines. Il est si simple de vous assurer que la graine que vous utiliserez est de bonne qualité.

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LES BONNES GRAINES:

L'apparence extérieure vous donnera de bons indices sur l'état de santé de la graine. Les bonnes graines seront dodues et non plissées. Elles seront d'un gris-clair, vert-gris ou gris-brun et apparaîtront lustrées si vous les frottez entre les paumes de vos mains.

Analyse d'une graine de Cannabis:

CONSTITUANTS: POURCENTAGE:

Huiles grasses 19.1

Résine 1.6

Saccharine 1.6

Extrait de gomme 9.0

Albumine 24.7

Fibres ligneuses 13.3

Perte 0.7

Ce tableau démontre jusqu'à quel point on peut gaspiller en fumant ou en détruisant autrement les graines de Cannabis, lesquelles ne contiennent, au poids, que 1.6% de résine, quantité excessivement petite.

Plus loin, nous vous montrerons comment tester la qualité de vos graines; plusieurs méthodes seront suggérées. Il est préférable de tester, plutôt que de ne jeter qu'un coup d'œil à l'apparence de la graine, parce qu'un nombre de conditions internes affectent leur habilité à germer et ne sont pas toujours détectable à l'apparence et par le test d'eau.

Fendez quelques graines choisies au hasard de l'amas de graines que vous comptez utiliser afin de les éprouver. Si elles ont un goût d'huile moisie, elles sont très vieilles et incertaines. Un autre test très simple consiste à faire germer un groupe de dix graines et de compter celles qui failliront à la germination. Ceci vous donnera le pourcentage approximatif des bonnes graines. De nos jours, tout rendement de 50% ou plus est excellent pour des graines achetées sur la rue en Amérique du Nord. Considérant les difficultés que le grass* doit surmonter avant d'arriver jusqu'à nous, il est surprenant que ces graines demeurent viables.

Si vous avez ouvert quelques graines et que vous notez que l'intérieur est noir, c'est qu'il y a eu fermentation et elles ne pourront germer. Si elles sont pâles et poussiéreuses à l'intérieur, elles sont trop vieilles et, au plus, elles ne produiront que des plants faibles.

Un autre test est de laisser tomber quelques graines sur un fer rougi et si elles fendent avec une faille remarquable, elles étaient de bonnes graines. A Thrace, en Grèce, les graines étaient jetées sur des pierres rougies et leur vapeur parfumée ainsi obtenu était utilisée pour un bain de vapeur, lequel excitait ceux qui s'y adonnaient par des cris d'exultation. Une bonne idée pour votre sauna.

Incidemment, les graines de Cannabis sont considérées comme une excellente nourriture pour les oiseaux, parce qu'elles sont engraissantes et stimulent la production d'oeufs.

Les graines sont un indice important lorsque vous achetez une once. Le meilleur moment pour récolter le grass* pour son potentiel en drogue étant à la floraison de la femelle, ou peu après, la plus grande partie des graines d'un tel plant seront immatures. Réciproquement, si toutes les graines dans l'once semblent mûres, d'un gris-clair, il y a des chances que non seulement le plant était trop vieux lorsqu'il a été récolté mais qu'il ait été aussi pollinisé, ce qui aura diminué son potentiel en drogue. S'il y a très peu de graines dans l'once qu'on vous a offerte, c'est que probablement les feuilles proviennent d'un plant mâle. Il est préférable de suspecter n'importe quel grass* qui n'a pas une proportion de graines immatures (blanches) à graines matures (grises) d'au moins 2:1.

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PREPERATION DES GRAINES

Vous devriez faire tremper vos graines une nuit entière dans un bain d'eau distillée. Actuellement, n'importe quelle eau peut servir mais, si vous demeurez à la ville, il serait préférable d'acheter une bouteille d'eau pure d'éviter les produits chimiques qui endommageraient l'embryon enflé plutôt de l'aider.

Vous pouvez, si vous le désirez, activer l'énergie de vos graines en utilisant des additifs dans la solution de trempage. Cependant, très peu de recherches ont été faites sur les effets d'utilisation de stimulants de croissance sur les graines de Cannabis. Un des additifs les plus connus, disponible dans une pépinière, contient de l'azote (sous forme d'ammoniac et de nitrate), de l'acide phosphorique et de la potasse soluble. L'utilisation d'un tel composé est plus ou moins à vos propres risques. Assurez-vous, avant tout, de vérifier l'information sur les fertilisants. Où? Je ne sais pas!

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ENTREPOSAGE DES GRAINES

Même si le Cannabis est un plant très robuste, et que ses graines conservent leur pouvoir de germination à travers une grande variété de conditions, il est insensé de prendre des risques inutiles pour la récolte de l'an prochain. De simples précautions vous donneront la protection nécessaire.

Le pire ennemi de la graine est l'humidité, autant atmosphérique que sous la pellicule de surface. Dans un endroit sec, le Cannabis ne doit pas subir une température excédant 37°C, qu'il soit ou non exposé à l'air libre. Si la température dans le contenant d'entreposage s'élève au-dessus de ce niveau, même pour une courte durée, la vitalité des graines diminue remarquablement. Une exposition prolongée à une température au-dessus de 38°C tuera même les graines les plus en santé.

Si l'atmosphère de l'endroit ou vous entreposez vos graines est assez humide, la température maximale doit se situer à 30°C. Si vous ne pouvez garder vos graines vraiment sèches, au moins n'excède pas cette température.

Une règle générale peut être établie: étant donné que l'humidité et la température deviennent des facteurs dans l'entreposage, la perte de vitalité de la graine est directement reliée à ces deux éléments.

Vous vous rapprocherez beaucoup des conditions idéales si vous emmagasinez vos graines dans un contenant étanche à une température d'environ 24° à 29°C. Pour un long entreposage, ce serait une bonne idée d'inclure quelques agents déshydratants, tel un petit sac de gel de silica collé à l'intérieur du couvercle du contenant. Ceci éliminera toute humidité dégagée par les graines. Le gel ne devra pas être en contact avec les graines. Vous ne devriez pas non plus emmagasiner de grandes quantités de graines ensemble parce qu'elles pourraient surchauffer.

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LES LITS DE GERMINATION:

Afin d'assurer la survie d'un maximum de jeunes plants, durant et après la germination, des précautions devraient être prises dans la sélection du milieu de l'environnement pour la germination.

Le milieu le plus effectif pour la germination est un sol fertile. Le sol doit être un mélange riche d'humus et de sable fin (mousse "horticole" et sable pour aquarium sont excellents). Le sol ne doit pas être trop acide; en fait, un ph de 7.5 à 8.0 est idéal. Un simple test au papier tournesol indique si l'équilibre est adéquat. Le sol doit être enrichi d'une solution d'azote à 5%. Une autre méthode est d'employer du fumier d'animal dans votre lit de germination. Dans les deux cas, l'engrais doit être mélangé de 5 à 7 jours avant la plantation ou l'emploi du lit de germination.

L'humidité contenue dans un sol de germination est un facteur important. La surface du sol de germination doit être presque sèche, et la sous-surface du sol ne doit pas être humide au point d'adhérer au doigt. Tester la bonne humidification est comme vérifier un pain de gingembre pour voir s'il est bien cuit. Enfoncez un crayon dans le sol, et si la terre y colle, le sol est trop humide. De toute façon, des précautions doivent être prises pour voir à ce que le lit de germination garde un certain degré d'humidité, ni trop humide, ni trop sec. Si c'est trop humide, les graines fermenteront et pourriront; si c'est trop sec, elles seront aptes tout au plus à pousser faiblement.

Plusieurs auteurs affirment que la germination peut être accomplie dans plusieurs milieux, tel que du papier de toilette humide. Mais, il est évident qu'assujettir les jeunes plants au choc d'une double transplantation est aussi nuisible que le serait une germination dans un milieu non nutritif et instable.

La température joue un rôle très important dans la germination. Le Cannabis, même s'il peut germer et survivre à une température à la racine aussi basse que 9°C, aurait idéalement besoin d'un ordre de température de 19° à 27°C. Plusieurs recherchistes ont trouvé que maintenir le sol à une température légèrement plus haute que la température de l'air, dans les stages du jeune plant, promouvoit une croissance rapide pour le Cannabis. Ce procédé appelé "chauffage de la base" est quelque peu compliqué et pas du tout nécessaire pour des plants en santé. Mais si vous ne leur refusez rien et voulez le meilleur, vous pouvez investir dans l'équipement nécessaire (dispendieux) que les pépinièristes pourront vous fournir. Une alternative est d'enlever les éléments chauffants d'une couverture électrique et de les placer sous les boîtes germination. Pas besoin de vous dire que des précautions doivent être prises pour éviter les chocs et les courts-circuits.

Si vos projets de chauffage échouent durant la germination ou, si à l'extérieur, un refroidissement survient et que les jeunes plants se fanent et tournent au jaune, tout espoir n'est pas perdu. La régénération des jeunes plants, apparemment morts, est passablement commune, et vous devriez attendre au moins une semaine avant de tout recommencer. L'exception à cette règle est quand il y a un gel intense; alors, il n'y a plus d'espoir.

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LA TRANSPLANTATION DU JEUNE PLANT:

Une expérience des plus traumatisante qu'un jeune plant peut subir est la transplantation. Ceci est vrai pour le Cannabis, même s'il est en santé plus tard. Dans le cas des cultivateurs qui prennent une chance en plantant directement à l'extérieur, il n'y a aucune inquiétude pour la transplantation. Mais le cultivateur intérieur, le cultivateur extérieur soigneux et l'expérimentateur voudront tous faire germer leurs plants sous une série de conditions contrôlées et quand les plants seront parvenus avec succès à leur stage de jeune plant, la transplantation sera nécessaire.

Plusieurs précautions devront être prises pour assurer un maximum de survivance.

La terre destinée à recevoir les jeunes plants devrait être complètement prête; c'est-à-dire qu'on ne devrait pas la déranger durant la première semaine de transplantation. Elle devrait être fertile, friable et entièrement bêchée. Des vers de terre devront y être introduits au moins deux jours avant la transplantation, sinon leur introduction devra être retardée de plusieurs jours après la transplantation, si vous voulez en faire l'utilisation.

Le transfert devrait être fait sous une pâle lumière verte. Le site ne devra pas être assujetti aux courants d'air ou aux variations de température.

Tous les instruments devraient être stérilsés et des gants de coton stériles devront être portés si possible. Sinon, lavez vos mains avec du savon, ce qui enlèvera les huiles à la surface de la peau et aidera à prévenir des dommages au jeune plant.

Autant que possible, le sol récepteur devrait être étroitement rapproché du sol donneur. Une trop grande utilisation de fertilisants à ce stage n'est pas recommandée; mais plusieurs préparations commerciales pour la stimulation du jeune transplanté sont facilement disponibles et donnent de bons résultats si les instructions sont suivies.

Si possible, le jeune plant devra être soulevé avec la motte de terre originale entourant les racines et placé dans un trou préparé à cet effet dans le lit de croissance. Lorsque vous soulevez le jeune plant, il est préférable de soulever la motte de terre sans avoir à toucher au plant de quelque manière que ce soit. Si le plant doit être tenu en main, il serait préférable de le saisir légèrement juste au-dessus du niveau du sol, supportant le poids du plant de par-dessus la motte et le poids du sol de par-dessous. Les racines exposées, la tige supérieure et les feuilles embryonnaires du jeune plant ne devront pas être manipulées.

Les jeunes plants devraient être placés dans la position tête en l'air, dans leur lit récepteur, les feuilles orientées vers la principale source de lumière. Le mouvement phototropique (l'action de chercher la lumière) chez les jeunes pousses nouvellement transplantées, peut être nuisible à un enracinement sécuritaire. Le trou devrait être assez profond pour permettre aux jeunes racines de s'étendre vu qu'elles seront quelque peu tassées en sortant de la boîte de germination. Les racines ne doivent pas être écrasées dans un trou peu profond car le plant est alors incapable de rassembler assez d'énergie pour s'établir par lui-même. La terre doit être délicatement remontée tout autour de la tige, au même niveau que celui du lit de germination. Renchausser trop haut peut être nuisible.

La terre dans le lit de transplantation doit être assez sèche afin qu'au moment d'ajouter l'eau après la transplantation, elle soit absorbée plutôt que de former un étang autour des racines. Une addition d'eau aide à la transplantation en faisant la liaison entre la motte de terre originale et la nouvelle terre tout en facilitant la pénétration des racines dans la nouvelle terre. Une cuillière à thé d'eau à température de la pièce devrait être suffisante pour la première journée de transplantation du jeune plant, pourvu que la terre soit fertile et contienne assez d'engrais humide pour débuter. Des précautions devraient être prises durant le transfert pour que le plant ne soit pas cahoté ou courbé. Autrement dit: "Ne vous enfargez pas durant le transfert". Les racines ne doivent être exposées qu'à la lumière verte seulement.

Si un traitement quelconque est entrepris avant que la transplantation soit complétée des précautions spéciales doivent être prises pour protéger les racines. Entourez délicatement la motte de terre soit avec un coton humide, un filtre de papier ou une pellicule de plastique afin de préserver l'humidité et la compacité de la motte.

Tous les plants subissent le choc de la transplantation. Quelques plants semblent dépérir mais recouvrent vie et quelques-uns meurent. Mais la majorité des plants transplantés correctement survivront et prospèreront sans mauvais effets apparents. Si quelques-uns des jeunes plants transplantés jaunissent, se penchent et même semblent dépérir, laissez-les seuls. C'est la meilleure politique à suivre. Vérifiez toutefois si la courbure n'a pas exposé la délicate chair blanche des racines.

Avec les précautions requises, une terre adéquate, de bonnes conditions d'humidité et d'éclairage, le cultivateur intérieur peut espérer réussir à au moins 75%. Cependant, le taux de survie sera plus bas pour une transplantation extérieure dans des conditions moins contrôlées.

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PLANTATION EXTERIEURE:

La meilleure semence sera plantée avec précaution à l'aide d'un appareil servant à semer les graines si vous ne croyez pas revenir au champ pour sarcler et éclaircir la plantation, alors vous devriez déposer seulement une graine par trou. Si vous croyez retrouner dans une semaine ou deux, vous pouvez vous assurer d'un bon résultat, si vos graines n'ont pas été testées, en employant deux ou trois graines par trou. Le mieux à faire serait évidemment de vérifier les pouvoirs de germination des graines avant d'aller au champ.

A peu près n'importe quelle méthode de semence qui résulte en une graine recouverte d'un demi-pouce ou plus de bonne terre produira des plants. Bien sûr, le cultivateur le plus préparé et le plus méthodique aura un meilleur rendement. Il convient d'adopter une approche un peu systématique. La première chose que vous voudrez faire après la localisation propice de votre plantation est de déterminer si un supplément nutritif devra être employé. Vous forcerez la chance en utilisant une terre supportant d'autres sortes de plantes. Le chanvre croit mieux en compagnie de plantes sans échappement comme le blé ou avec des plantes donnant un haut retour d'azote à la terre comme les fèves ou les pois. Une livre de fèves contient autant d'azote que cinq livres de fumier. En supposant que votre terre ne soit pas sérieusement amoindrie, l'approche suivante réussit dans la plupart des cas.

Tôt à l'automne, l'engrais doit être mélangé à la terre et les fèves, ou autre légumineuse, devraient être plantées. De deux à deux mois et demi après, les tiges des fèves devraient être retournées et la surface pressée quelque peu. Piétiner le terrain avec des bottes pesantes est adéquat. On peut laisser le terrain à lui-même pour l'hiver. Tôt au printemps, le terrain devrait être sarclé, traité avec un puissant fertilisant organique comme le fumier (boeuf, poulet, mouton, etc.), et il sera alors prêt pour la plantation du Cannabis quand la température le permettra.

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SIGNES DE DÉFICIENCE:

Il y a quelques bons indices que vos plants vous donneront s'ils sont privés d'un élément nutritif essentiel. La discussion suivante sera un guide utile, mais avant d'analyser les feuilles, il est prudent de contrôler l'acidité du sol; cette dernière peut produire plusieurs des symptômes sous-mentionnés en limitant la nitrification et en favorisant l'absorption excessive de sels toxiques. Utilisez un papier tournesol pour vérifier l'acidité du sol, en suivant simplement les instructions sur le contenant. Le papier tournesol peut être facilement obtenu dans n'importe quelle pharmacie et chez les fournisseurs de produits chimiques et pépiniéristes.

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AZOTE:

C'est le problème le plus commun auquel les usagers d'un sol naturel auront à faire face. Pour le Cannabis, l'azote est absolument essentiel à la production de plusieurs composants organiques vitaux, particulièrement la chlorophylle. Le Cannabis démontre une déficience en azote par le jaunissement des vieilles feuilles. Les jeunes feuilles demeureront vertes, sauf dans les cas graves, parce que s'il y a déficience, les vieilles feuilles cèdent leur azote aux plus jeunes et le plant donne l'azote du sol aux jeunes feuilles en premier. L'emploi des fertilisants organiques, tel le fumier de poule ou l'engrais, et des légumineuses (expliqué précédemment) éliminera ce problème. Les traitements chimiques comprennent le nitrate de calcium ou le nitrate soude.

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BORE:

Cet élément est essentiel au bon développement des tissus de la tige du Cannabis et il y a habituellement assez de ce dernier dans le sol pour prévenir les problèmes. Les symptômes sont quelque peu difficiles à détecter, à moins d'être critiques. Il y aura une enflure de la tige près de la basse; la tige fendillera et sera très sèche, laissant paraître de la pourriture à l'intérieur. Encore, la plupart des engrais pour plants contiennent assez de borate pour prévenir ce problème.

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CALCIUM:

Bien que le calcium soit un minéral absolument nécessaire, celui-ci n'est utilisé par le Cannabis qu'en minime quantité. Les symptômes d'un manque de calcium sont difficiles à détecter. Ils consistent en une inhibition des bourgeons (futures grappes de feuilles) et en un affaiblissement des extrémités des fines racines latérales. La plupart des cultivateurs de Cannabis n'ont pas à s'inquiéter si leur sol est d'origine sédimentaire. Les traitements commerciaux pour les déficiences en calcium sont facilement disponibles. Vous pouvez aussi mélanger au sol de la poudre d'os ou des plumes de poulet (mais non en grande quantité), si vous pensez qu'il est déficient en calcium.

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CHLORE:

Cette maladie peut être confondue avec plusieurs autres, parce que les symptômes sont un jaunissement général des feuilles et une transformation graduelle des couleurs de bronze à bronze-orange. L'indication sûre est que les extrémités du système de racines latérales deviennent enflées et qu'elles sont plus courtes que l'étendue radiale normale (5 à 7 pouces) juste au-dessous de la surface du sol. C'est un problème peu commun; vous n'en aurez aucun si vous avez pris soin de fournir à vos plants les éléments nutritifs majeurs, parce que l'ion chlore est associé à plusieurs des composés nutritifs essentiels.

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FER:

Le Cannabis n'exige que de minimes quantités de cet élément, quoiqu'il soit un lien essentiel dans le processus photosynthétique aussi bien que dans la respiration. Les symptômes de déficience ressemblent à ceux d'une déficience en magnésium, mais surviennent sur les jeunes feuilles en premier. La plupart des engrais pour plants contiennent assez de cet élément pour en éliminer le problème.

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MAGNÉSIUM:

Le magnésium est une partie intégrale de la chlorophylle dans touts les plants et sert aussi, d'une façon importante, d'activeur. Les symptômes surviennent principalement sur les vieilles feuilles et consistent en un jaunissement des tissus autour des veines de la feuille. Les feuilles développeront très rapidement une apparence générale "variqueuse", et le jaunissement s'étendra sur la feuille entière. Plusieurs des composés de sulfure de magnésium sont disponibles dans les fertilisants commerciaux et peuvent corriger cette condition. Le sel d'Epsom agricole sera le plus facilement disponible.

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MOLYBDÈNE:

Plusieurs sois manquent de la quantité minime de cet élément essentiel à la fixation de l'azote. Les symptômes sont un jaunissement des sections de la feuille entre les veines majeures. Ce jaunissement survient en premier sur les feuilles près du milieu de la plante, progressant rapidement vers les jeunes feuilles aux extrémités de la plante. De plus, les jeunes feuilles deviendront sévèrement déformées et tortillées. Le jaunissement peut ne pas survenir si vous avez employé des fertilisants contenants de l'azote et de l'ammoniac mais les jeunes feuilles tortillées seront un signe prémonitoire. Soyez certain d'employer un engrais contenant une quantité suffisante de cet élément essentiel.

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PHOSPHORE:

Le phosphore est un autre élément essentiel pour la santé de la plante et ses fonctions semblent intimement liées avec l'azote. Il est nécessaire au métabolisme du sucre dont le plant retire la plus grande part de son énergie. Les feuilles matures du Cannabis démontreront les premières une déficience en phosphore. Elles apparaîtront sombres, d'un vert terne, et recourbées un peu sur les bords. Le dessous des feuilles, particulièrement près des veines, peut être teinté pourpre. Commercialement disponible, le triple ou super-phosphate remédiera à ce malaise.

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POTASSIUM:

Des quantités relativement grandes de potassium sont nécessaires à certains stages de croissance du Cannabis, parce que cet élément agit comme activeur des activités métaboliques essentielles. Les plus vieilles feuilles démontreront encore les premières un signe de déficience. Il y aura tout d'abord un léger jaunissement des feuilles, rapidement suivi de tâches sombres et le rebord des feuilles deviendra gris bronzé. L'application de sulfate et muriate de potasse remédieront à de tels problèmes.

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SOUFRE:

Cette déficience n'est pas commune, parce que la plupart des sols ont du sulfate en abondance. Les symptômes surviennent habituellement en premier sur les jeunes feuilles, contrairement au modèle normal pour le Cannabis, et se révèleront en un léger jaunissement général. Bientôt, cette condition s'étendra au reste du plant. N'importe quelle préparation commerciale de sulfate fera l'affaire si vous avez un problème de soufre.

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ZINC:

Cette maladie se démontrera aux environs de la cinquième semaine et résultera en de très petites feuilles qui seront plissées sur les bords et faiblement jaunies le long des veines. La distance entre les noeuds sur la tige deviendra plus grande que sur un plant normal et, dans certains cas, la tête du plant seulement sera viable. N'importe quel engrais contenant des composés de zinc fera l'affaire si le problème est pris à temps.

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LA RÉCOLTE ET LE SÉCHAGE:

Si vous avez fourni les soins normaux à votre récolte de Cannabis, vous aurez donné beaucoup d'énergie à vos plants, et ils seront prêts à redonner ce qui a été investi, au moment de la récolte.

Un peu de précaution dans le séchage de vos plants assurera qu'ils retiendront le potentiel et la vigueur présents au moment où ils ont été séparés de leurs racines.

Il semble superflu d'expliciter, mais le but du séchage est d'enlever assez d'humidité aux feuilles pour que la moisissure ne puisse survivre, que les enzymes ne puissent fonctionner et que le processus de déclin organique, lequel progresse par l'eau, ne puisse s'effectuer en autant que la résine est concernée.

Les deux facteurs à contrôler pendant le séchage sont: (1) le passage d'air autour des plants en séchage, et (2) la température et l'humidité contenues dans cet air.

L'humidité qui est enlevée des tissus du plant doit être convertie en vapeur d'eau pour passer ensuite des cellules intérieures de la feuille au travers de la peau et du stomate pour sortir finalement dans l'air. L'air qui capte cette vapeur d'eau doit circuler librement; ansi, il ne peut être saturé et résister à l'évaporation. Si cela arrivait, les feuilles ne sécheraient ni également, ni complétement. Une seconde chose à surveiller est que la température ne soit pas trop haute dans la chambre de séchage.

Si la température est trop élevée, la vapeur d'eau près de la surface bouillira rapidement, produisant un espace sec entre la surface de la feuille et l'humidité intérieure. Ceci occasionnera le plissement des tissus de la peau qui résisteront au passage de l'eau. L'eau sera alors prise au piège en permanence à l'intérieur de la feuille, et la résine contenu se détériorera beaucoup plus rapidement que si elle n'était pas exposée à l'humidité.

Sous pression atmosphérique normale, une chambre de séchage de 200 pieds cubes à 4°C ne peut contenir qu'une once de vapeur d'eau. Elevez la température et vous élevez la capacité à contenir de l'eau. Pour une chambre de 200 pi/cu, la courbe température-eau ressemble à ceci:

TEMPÉRATURE: EAU:

4°C 1 once

23°C 31/2 onces

37°C 9 onces

651/2°C 33 onces

931/2°C 95 onces

100°C 120 onces

Pour une chambre de 100 pi/cu, divisez par deux; pour une chambre de 400 pi/cu, multipliez par deux, etc. Cette table implique que l'air est parfaitement sec au début, en faisant exception des cas spéciaux qui la rendraient probablement inexacte. Vous pouvez estimer que votre grass* contienne de 25% à 35% d'eau de son poids global au moment de la récolte; donc, ceci devrait former une très bonne base pour estimer combien d'eau vous aurez à extraire. Vous pouvez figurer environ le double de la capacité de l'air de la chambre à l'une des températures mentionnées, si vous remplacez l'air dans la chambre deux fois par heure, à trois fois sa capacité si l'air circule à 600 pi/cu, par heure. Mais, au-delà de ceci, l'air passera au travers trop rapidement pour absorber ce qui s'échappe du plant, aussi les calculs peuvent être faussés. Mais, étant donné que nous construisons un séchoir et non un tunnel à vent, il n'y a pas de raison importante pour que l'air se déplace à une telle vitesse.

Comme vous ne passerez probablement pas plus de 600 pi/cu par heure à travers une chambre de 200 pi/cu de capacité, il est important d'avoir une bonne circulation d'air à l'intérieur de la chambre, de façon à ce que toutes les feuilles aient une chance égale de libérer leur humidité. C'est-à-dire de distribuer l'air en le gardant en mouvement. S'il est saturé en passant à travers les premiers plateaux, il se refroidira probablement et déposera de son humidité sur les plateaux près des orifices de ventilation. Il en résultera des plateaux détrempés au sommet et des plateaux secs à la base.

Vous voudrez probablement baser vos calculs sur la durée de temps à allouer à vos plants pour sécher à une température d'environ 49° à 60°C. Gardez une température près de 49°C au commencement du processus. Si vos entrées et sorties d'air sont assez grandes pour assurer une bonne circulation sans perdre la température trop rapidement, vous n'aurez pas à vous préoccuper des problèmes de saturation. Dans la chambre de séchage de 200 pi/cu que nous verrons rapidement, deux pieds carrés d'espace de ventilation à chaque bout devraient être amplement suffisants.

Toutefois, comme les conditions d'humidité varieront d'une région à l'autre, il serait bon de penser à expérimenter un peu avec la grandeur des trous d'aération. Il y aura aussi de substantielles variations dans l'épaisseur et la grandeur des feuilles à chaque boîte de séchage une conception individualisée. Vous pouvez vérifier votre séchoir avec n'importe quelle plante verte, en testant les plateaux pour un séchage uniforme et en modifiant les conditions de ventilation pour convenir à vos besoins.

J'ai 100 livres de grass*, de bonnes feuilles lourdes et elles semblent très épaisses, donc un contenu de 35% en eau. Ceci me donne à peu près 35 livres d'eau à extraire. Plaçant la température à 49°C dans mon séchoir de 200 pi/cu, je peux y faire circuler 600 pi/cu d'air par heure. J'espère expulser de 45 à 50 onces d'eau par heure, figurant une faible présence d'humidité dans l'air. C'est-à-dire environ trois livres d'eau par heure. Donc, aux alentours de la dixième heure, il serait préférable de vérifier l'état de l'herbe. Une quinzane d'heures seront probablement nécessaires, vu l'épaisseur des feuilles. De toute manière, ceci est une façon d'estimer le temps de séchage. Elee vous donne un aperçu sommaire du temps que vos plants doivent passer dans le séchoir afin qu'ils soient assez secs pour l'entreposage.

Tout ceci assume que vous n'attacherez pas votre plantation à sécher au soleil, ce qui n'arrivera pas à moins que vous ne soyez vraiment loin en campagne de l'autre côté de la rivière ou dans le bois. Une autre considération avant de dévoiler les plans du séchoir: au début, si vous placez le plant en entier dans le séchoir, vous devriez, après que les feuilles commencent à sécher en surface, séparer les feuilles des branches ou, au moins couper les branches de la tige. Il y a beaucoup d'humidité dans la tige du plant et si elle demeure attachée, ceci retardera grandement le processus de séchage.

Si vous ne séchez que les feuilles, coupez l'estimé de temps d'environ 40% des exemples donnés plus haut, pour compenser le volume d'eau contenu dans la tige.

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Lexique

HERBE:

Pot - Grass - Marijuana - Cannabis - Chanvre.

TRIP:

Argot du peuple.

OVERDOSE:

Trop forte absorption

.

DIOÏQUE:

Se dit des plantes qui ont les fleurs males et les fleurs femelles sur des pieds séparés.

SCROTA:

Pluriel de scrotum.

TISSU:

Ensemble de cellules ayant même structure et même fonction.

GIBBERELLINS:

Hormones de croissance.

ACÉTALÉHYDE:

Solution chimique.

IDIOSYNCRATIQUES:

Relatif à la réaction individuelle propre à chaque homme.

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