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    Moisissure pourriture bacterienne courante

    Botrytis (pourriture grise)

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    Identification:

     

    La pourriture grise (aussi appelée rouille) est le mycète le plus courant à attaquer les plantes d’intérieur et s’épanouit sous des climats tempérés humides, courant dans de trop nombreux locaux de culture. Le Botrytis est étroitement lié aux climats humides (plus de 50 pour cent). Il commence à l’intérieur de la tête où il est difficile à voir au début – de couleur blanc gris à bleu-vert – et ressemble à des poils dans les environnements humides. Quand la maladie progresse, le feuillage devient un peu gluant. Les symptômes peuvent également apparaîtrent sous forme de tâches foncées et brunâtres sur les têtes dans un environnement moins humide. Sec au toucher, les zones affectées par le Botrytis s’effritent quand on les frotte. La pourriture grise attaque de nombreuses autres cultures et les spores aéroportés sont quasi présents partout. La plupart des attaques ont lieu sur les grosses têtes denses mais il s’attaque également aux tiges, aux feuilles, aux graines et provoque un rétrécissement et la décomposition des têtes stockées. Il se transmet également via les graines.

     

    Lutte :

     

    • Augmenter la température et diminuer l’hygrométrie et maintenir une aération suffisante, particulièrement en serre ou sous châssis.
    • Bicarbonate de soude (NaHCO3) (10 gr pour 4L d’eau et 40 ml de savon doux)
    • Bouillie Bordelaise
    • Souffre sur le pied sur une hauteur de 10 cm
    • Javel (6% en spray)
    • Pulvériser un fongicide à base de bénomyl, de méthylthioplanate, de dichlofluanide ou de carbendazime

     

    Mildiou (tache brune)

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    Le mildiou (late blight en anglais) est du à un champignon microscopique, « phytospora infestans ». Cette maladie peut causer de grands dégâts. Le mildiou se manifeste quand le temps est humide et les températures douces. Ces conditions sont favorables au développement du champignon, dont les spores peuvent être produites en moins de 10 jours. Les spores sont transportées par le vent sur de grandes distances. Elles se déposent sur la plante et germent à l’humidité. Dans certaines conditions, le développement de la maladie peut être très rapide et détruire la plantation en quelques jours seulement : les plants apparaissent alors comme « grillés ». Les symptômes sont caractéristiques et commencent généralement pas les feuilles, puis les tiges et les fruits. Sur les feuilles, il forme des taches irrégulières, jaunâtres (les taches d'huile) avec développement, à la face inférieure, d'un duvet blanchâtre constitué par les fructifications du champignon. Ensuite les taches brunissent et les feuilles attaquées se dessèchent.

     

    Lutte :

     

    • Eviter un excès d’azote
    • Cuivre
    • Sulfate de chaux
    • Décoction de prêle : Faire bouillir 30 minutes (1 kilo de prêle fraiche dans 4 litre d'eau)
    Laisser reposer un jour ou deux. On peut conserver 15 jours environ.
    Et on pulvérise sur les plants, après dilution au cinquième (1 litre de décoction pour 5 litres).
    • Bouillie Bordelaise
    • Bicarbonate de soude (NaHCO3) (10 gr = 1 cuillère à soupe pour 4 L d’eau et 40 ml de savon doux = 2 CS)
    • Fil de cuivre dans la tige à 10 cm au dessus du sol
    • Sulfate de cuivre
    • Peroxyde d’hydrogène H2O2 (5% de solution à 35%)
    • Serenade (Bacillus subtilis) produit du commerce

     

    Odium (Blanc)

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    Description
    Son attaque commence par l'apparition d'un feutrage (poudre), blanc à blanc-grisâtre, d'aspect farineux à la surface des feuilles, des tiges et parfois des fleurs, d'où son surnom local de « meunier ». L'oïdium peut provoquer une déformation des feuilles, qui se gondolent et se boursouflent. Le champignon se multiplie préférentiellement sur les organes jeunes (feuilles), qu'il envahit et déforme, d'où le nom de « drapeau », donné aux feuilles attaquées.
    Terrains favorables :
    Contrairement à d'autres groupes de champignons (tavelure, mildiou, rouilles, etc.), il prolifère par temps relativement sec, sous réserve d'un taux d'humidité de 70 à 80 %. C'est souvent en mai qu'il commence ses ravages, favorisé par l'humidité encore bien présente et l'arrivée de la chaleur. Les écarts de température importants entre la nuit et le jour constituent des facteurs favorisant l'apparition de ce champignon qui menace grand nombre de cultures, aussi bien au jardin d'ornement qu'au verger ou au potager... Dans le cas d'attaque importante, la récolte fruitière est réduite.

     

    Lutte :

     

    • Souffre (10 gr par litre)
    • Décoction de prêle : Faire bouillir 30 minutes (1 kilo de prêle fraiche dans 4 litre d'eau)
    Laisser reposer un jour ou deux. On peut conserver 15 jours environ.
    Et on pulvérise sur les plants, après dilution au cinquième (1 litre de décoction pour 5 litres).
    • Cendre de bois (un verre au pied de chaque plante)
    • Lait (1L de lait demi écrémé pour 5L d’eau à vaporiser)
    • Javel (25 ml pour 2 L d’eau à vaporiser)

     

    Pourriture Bactérienne (Erwinia carotovora)

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    Erwinia carotovora est une bactérie phytopathogène étudiée par de nombreux laboratoires. Elle appartient à la famille des Enterobacteriacées, comme Escherichia coli, et est accessible à l'analyse génétique. Elle provoque la pourriture molle de nombreux fruits ou légumes et une maladie de la pomme de terre appelée "jambe noire". Cette bactérie ne survit pas dans la terre et utilise un vecteur insecte pour se propager d'une plante à une autre. Une publication ancienne rapporte que, dans la nature, la drosophile peut être vecteur de cette bactérie et transmettre la maladie de la "jambe noire" aux pommes de terre. Ces informations donnent un sens biologique aux observations des chercheurs du CNRS et indiquent que l'interaction entre Erwinia et la drosophile existe dans les populations naturelles. Ces chercheurs ont observé que seul un faible nombre de souches E. carotovora est capable d'infecter la drosophile, suggérant l'existence d'une forte spécificité d'interactions. Ainsi, certaines souches d'Erwinia auraient développé la capacité d'exploiter leur insecte vecteur comme un hôte. D'un point de vue finaliste, l'utilisation de la drosophile permettrait aux bactéries de se propager d'une plante à l'autre ou même d'accéder aux parties internes du fruit où vivent les larves de ce diptère. De même, la drosophile, qui se nourrit de fruits en décomposition, pourrait trouver un avantage à transmettre une bactérie capable de faire pourrir les fruits. L'observation que l'infection par Erwinia n'est pas pathogène pour la drosophile plaide en faveur d'une coévolution entre les trois partenaires : la bactérie, la drosophile et la plante.

     

    Symptômes :

     

    Taches humides brunes jaunâtres, partant généralement du feuillage et s'étendant à l’ensemble du limbe.
    La généralisation de la pourriture entraîne la mort de la plante.
    Les conditions de chaleur et d’humidité sont favorables pour cette maladie.
    Les jeunes plantes ainsi que les plus faibles sont sensibles à cette maladie.
    Elle pénètre par voie vasculaire, elle est propagée par les insectes, les arrosages (tremper les plantes dans un même récipient) et les blessures dans les opérations de culture.

     

    Traitement :

     

    Détruire les plantes malades et surtout ne jamais réutiliser le compost et les pots qui ont été contaminés.
    En période de chaleur, éviter d’arroser le feuillage avec une eau trop froide (choc thermique). Installer une ventilation pour que les plantes puissent se ressuer le plus rapidement. Trop d’azote dans l’engrais, provoque un développement exagéré du feuillage sans la consistance du squelette de la plante.
    Pulvériser ou tremper la plante dans un fongicide à base de « Thirame ».
    Pour un début d’infection, couper largement les parties malades en ne laissant que du tissus sain et désinfecter les plaies de coupe avec de la cannelle.

     

    Recette de la décoction de cannelle : ca marche pour tout !

     

    Placer une cuillère à soupe bien pleine de cannelle en poudre dans un sachet à thé (vendu à coté des filtres à café) le tout fermé avec longue ficelle. Rentrer le sachet dans un brumisateur en laissant dépasser la ficelle et compléter à 500ml avec de l'alcool à friction (70%).
    Attendre 24h en agitant si on y pense et garder le pulvérisateur toujours à portée de mains : c'est anti-fongique, insecticide et acaricide (par contact) et même anti-bactérien. En plus ca sent bon alors à utiliser sans modération sur toute tache ou insecte suspect (mais pas sur une plante déshydratée ni en plein cagnard bien sur)
    Attention tout de même de ne pas employer sur les fleurs et boutons que cela fait faner prématurément.

     

    Précautions générales en cas de maladie:

     

    Pour éviter toute propagation de ces maladies quelques règles d’hygiène sont nécessaires :
    1/ Ne manipulez pas d’autres plantes après un traitement sans vous être soigneusement lavé les mains au préalable.
    2/ Débarrassez vous de toute plante ou partie de plante atteinte à la poubelle (surtout pas au compost)
    3/ Stérilisez bien vos outils et autre matériel (ciseaux, lames de rasoir, scalpel, pots, etc.) après toute intervention. Pour ce faire vous devez débarrasser les outils de tout résidu puis les tremper au moins 15 minutes dans de l'eau de javel 20% additionnée de quelques gouttes de savon à vaisselle.
    4/ Veillez à nettoyer vos supports assez régulièrement (bac de billes d’argiles, plan de travail, etc.…).





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